Information sur le harcèlement à l’école

Information sur le harcèlement à l’école

La Brigade de Prévention de la Délinquance juvénile (BPDJ) était au Lycée jeudi 1 et vendredi 2 février afin de sensibiliser les élèves au harcèlement et cyber-harcèlement. En soirée, c’était aux parents que les deux gendarmes s’adressaient lors d’une conférence très suivie.

Avec l’équipement très précoce en téléphone portable – certains enfants sont déjà en possession d’un smartphone dès 9 ans – le phénomène du cyber-harcèlement est en hausse nette depuis quelques années. Le cyber-harcèlement toucherait au moins un jeune sur dix et ce sont les filles qui en seraient les premières victimes. Le pic se produit vers 12-13 ans, mais des enfants plus jeunes, peuvent y être soumis, dès le primaire notamment.

Non au harcèlement : une campagne du Ministère de l’Education Nationale

Le Ministère de l’Education Nationale mène depuis plusieurs années des campagnes contre le harcèlement. Le site gouvernemental http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr s’adresse aux victimes, aux témoins et aux parents, ainsi qu’aux professionnels avec un protocole de traitement des situations de harcèlement et une fiche réflexe de prise en charge des cyberviolences.

Au LFVH, une action de sensibilisation qui touche progressivement tous les élèves

Au lycée, le service de la vie scolaire a entrepris depuis plusieurs années de sensibiliser tous les enfants du collège et du Lycée à ce problème.

Pour la deuxième année consécutive, la BPDJ vient dans les classes pour susciter le dialogue des élèves sur ce sujet, donner des conseils sur les conduites à tenir que l’enfant soit victime ou témoin, et informer sur les sanctions pour les agresseurs. Cette année, la BPDJ visite les classes de 5e et de 2nde. La vie scolaire, c’est à dire M. Lopes et Mme Ramos, sont venus dans toutes les classes de 6° pour les sensibiliser au harcèlement. Le programme de ces séances : faire réagir à des vidéos de la campagne « Non au harcèlement » pour favoriser une discussion ouverte avec les élèves, apprendre aux enfants à parler pour casser le phénomène et pour chercher du secours, pour eux-mêmes ou leurs camarades.

Une conférence pour les parents

Jeudi 2 février au soir, la salle de conférence était pleine pour la conférence de la BPDJ à l’attention des parents. A signaler que les élèves du Conseil de la vie Lycéenne étaient également présents.

L’adjudant-chef Sylvie Kuhn et la maréchal des logis Céline Jarny ont traité, entre autres sujets, de la propension des jeunes à s’exposer sur les réseaux sans en mesurer les conséquences, de l’exposition précoce des enfants à des images de pornographie, ou des « mots qui blessent » employés par les jeunes entre eux parfois sans le recul nécessaire.

Six conseils prodigués par la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile

Voici résumés ci-après six conseils à retenir pour protéger ses enfants :

1. Cultiver le dialogue avec ses enfants. Il est très difficile d’aider ses enfants lorsque le fil de la communication est rompu. Aller avec eux sur les jeux vidéo, sur les réseaux sociaux, afin de maintenir le contact avec eux.
2. Leur dire que vous êtes là pour eux, que s’ils voient des choses qui les ont fait réagir, il faut en parler avec vous.
3. Prévenir son enfant des dangers d’une exposition de soi sur les réseaux (whats’app, snapchat, instagram, facebook…), que ce soit à travers la publication de selfies ou par le fait de raconter des choses sur sa vie personnelle : ce sont en effet autant d’armes que le harceleur aura à sa disposition si un jour l’enfant se trouve en position de harcelé. Enjoindre l’enfant de bien réfléchir avant de cliquer sur « « envoyer » (une photo), de ne jamais donner son adresse ni les lieux qu’il fréquente régulièrement.
4. Préparer les enfants à l’exposition précoce à des images de pornographie en leur parlant tôt de sexualité, avec des mots simples, afin qu’ils soient conscients que ce qu’ils auront vu n’est pas la réalité. Expliquer à vos enfants que s’ils sont là, c’est que vous aussi vous avez été amoureux.
5. Par rapport à la sexualité, apprendre à son enfant – fille ou garçon – qu’il peut dire non, et qu’il doit respecter le choix de l’autre.
6. Informer son enfant des risques pénaux qu’il encourt s’il est auteur de harcèlement, ou témoin sans venir en aide à la victime. Féliciter son enfant s’il est venu en aide à un camarade. L’encourager à dénoncer un agresseur soit en s’opposant à lui s’il pense pouvoir le faire sans s’exposer lui-même à un danger, soit en allant prévenir les adultes dans le milieu scolaire.

Les parents ou les jeunes qui le souhaitent peuvent adresser leurs questions par e-mail à l’équipe de la BPDJ : bpdj.ggd67@gendarmerie.interieur.gouv.fr

Ressources internet pour s’informer et trouver des conseils :