La mousse expliquée par un biophysicien

La mousse expliquée par un biophysicien

Christophe Lavelle explique qu’un liquide peut se transformer en mousse solide à des élèves de grande section de maternelle du LFVH (© LFVH/A. von Kap-herr)

Christophe Lavelle, spécialiste au CNRS de la cuisine moléculaire, a présenté une quinzaine d’ateliers dans des classes de primaires et au collège du LFVH et de la Textorschule à l’occasion de sa venue pour la soirée European Science Slam

« Avec quel élément très gras peut-on tout de même réussir à faire de la mousse dans certaines conditions ? ». Et une question pour les 5ème.« De quelle partie de la poule sort l’œuf ? », cela c’est pour les maternelles…

Jeudi 4 et vendredi 5 avril 2019, Christophe Lavelle, chercheur en biophysique au CNRS et spécialiste de la gastronomie moléculaire, a animé des ateliers de physique-chimie-cuisine dans différentes classes du Lycée français Victor Hugo. Il est aussi intervenu, la veille, à la Textorschule de Francfort. Tout le monde profitant de sa venue à l’occasion de la soirée European Science Slam organisée par le LFVH.

Des élèves souriant à la gouaille du chercheur, des mains levées, des interventions intempestives, la majorité semble avoir apprécié ce cours de sciences très interactif autour des propriétés de la mousse, celle des blancs d’œuf, de la bière ou celle à la fraise ou au chocolat. Du vocabulaire précis pour les maternelles (fouetter, éphémère, solide…), des notions de physique-chimie pour les collègiens (les fameux tensio-actifs) et surtout des démonstrations qui ont parfois surpris les enfants.

Atelier de Christophe Lavelle, chercheur au CNRS, devant des collégiens du LFVH à Francfort le 4 avril 2019. (© LFVH/A. von Kap-herr)

« C’est bizarre, ma maman, elle utilise un appareil électrique », fait remarquer Clara, élève en grande section, pendant que Christophe Lavelle fouette à l’huile de coude des blancs en neige. Rire jaune quand le chercheur leur a passé au dessus de la tête le saladier à l’envers, rempli de blancs montés en neige pour leur démontrer comment un liquide peut devenir solide. Peut-être les plus petits n’auront pas compris l’intérêt de la mousse au chocolat sans œuf car l’idée que ce dessert doive être réservé un certain temps au réfrigirateur ne les avaient pas encore effleuré, mais l’essentiel est qu’ils repartent à la maison avec plein de nouveaux mots et des concepts comme la fermeté ou la brièveté de la mousse. « Il faut quand même que tu nous écrives la recette »,insiste Pablo à plusieurs reprise pendant la démonstration. Beaucoup repartiront surtout avec des moutaches en chocolat…

A. von Kap-herr