L’imagination s’affiche sur les murs du LFVH

L’imagination s’affiche sur les murs du LFVH

Les élèves de 1ère option arts plastiques ont travaillé avec leur professeur d’arts plastiques sur la notion d’espace dans l’art.

 

Le projet a commencé par un cours d’histoire de l’art depuis l’Egypte à nos jours. A travers les grandes périodes historiques, les élèves ont étudié comment a évolué l’intervention de l’artiste, celui-ci considérant son support en deux dimensions (i.e. le tableau), pour, au 20es. notamment, évoluer vers une intervention in situ.

Du tableau à l’intervention in situ

Une attention particulière a ensuite été portée aux artistes contemporains qui travaillent sur l’espace en trois dimensions : Rousse qui joue de l’illusion 2D/3D, Goldsworthy qui joue avec la nature, Turell qui joue avec la lumière…

Ensuite, les élèves se sont à leur tour positionnés en tant qu’artistes plasticiens.
« Choisir un espace du Lycée qui vous parleet réaliser une intervention qui vient modifier l’aspect de cet espace ou susciter un dialogue, une émotion », telle était la consigne.

S’approprier un espace

Les élèves étaient libres d´intervenir sur n´importe quel espace du LFVH – petit, grand, ouvert, caché… – dès l’instant où le projet était réalisable et conforme aux impératifs de sécurité et d’accessibilité, et qu’il était justifié dans la démarche du projet.

Concrètement, le travail s´est étalé sur plusieurs séances, le tout sur une durée de deux mois. Les étapes étaient les suivantes : 1- réflexion, 2- croquis d ambiance, 3- dossier avec texte à soumettre à la direction de l’école, enfin 4- réalisation avec les matériaux requis.

Les techniques étaient diverses selon les projets : acrylique souvent, bombe, matériaux divers découpés, assemblés, collés.

Entre autres « enseignements » de ce projet, les élèves ont appris à être minutieux, patients dans la réalisation, à travailler en groupe.

Une œuvre récompensée dans le cadre du concours « Street Art » de l’AEFE

Au final, les élèves sont très fiers de leur travail, de leur persévérance qui a abouti à de belles réalisations, toutes différentes. Et aussi parce que qu’ils laissent ainsi une trace qui contribue à montrer qu’ils sont bien dans cette école, la leur ! A signaler que l’intervention de Blanche Bussière, nommé «  Empreintes », a été retenue par le Jury de l’AEFE dans le cadre du concours d’œuvres graphiques relevant du street art (lire l’article du 12 mars 2018).
Enfin, pour les autres usagers de ce lieu, élèves et personnels, ces réalisations leur ménagent de belles « surprises plastiques » au détour d’un couloir ou d’un escalier…

Légende des photos (sélection non exhaustive)

1- Elias Alami et Victor Windhab: 2 poubelles à l’esprit opposé, un à la géométrie rigoureuse et l’autre plus libre, abstraite, plastique. (bombe)
2- Blanche Bussière : 2 contours de silhouettes se faisant face, comme les élèves installés là au quotidien, à bavarder, manger… (acrylique)
3- Caroline de la Fouchardière et Ysé Schneiter : une fissure sur un mur où vient s’insérer une image d’évasion, de liberté. (acrylique)
4- Ludovic Foos et Noella François : trois canards sur une terrasse non accessible qui passent, thème insolite, suscitant la surprise des passants… (structure en fer, bandes plâtrées, acrylique et bombe)
5- Pauline Juan : un gros pot de fleur et un petit cactus lui faisant face, illustrant la terrasse avec vue sur le paysage, jouant des proportions, et un motif connu des élèves: la fleur dans le jeu « Mario » (acrylique)
6- Clara Juan : un casier élève et une scène de théâtre cachée à l’intérieur où le spectateur se retrouve sur la scène… (tissu, velours, carton, acrylique, feutre)
7 – Emma Larue et Paulina Lohbeck: 2 espaces différents dans l’école, un caché et un autre plus exposé: un mur de briques peint ou construit selon le lieu (symbolisant le parcours à l école), et des silhouettes légères qui s’élèvent, gracieuses… (acrylique, légos)

Lien : galerie photos Google donnant à voir les travaux artistiques sur les murs du LFVH