Sortie des Cinquièmes à la Nidda

Sortie des Cinquièmes à la Nidda

Des élèves de 5e du Lycée français Victor Hugo de Francfort observent la biodiversité de la flore sur les bords de la Nidda à Francfort (©LFVH/AVK).

Tous les collégiens des trois classes de Cinquième du Lycée français Victor Hugo de Francfort ont profité du début de l’année scolaire pour faire une traditionnelle sortie qui avait disparue avec les confinements : la découverte de la Nidda avec leurs professeurs d’E.I.S.T. (enseignement intégré de sciences et technologie). Pique-nique, jeux et ateliers de recherche, un bon moment ensemble, enfin ! Répartis sur 4 ateliers, de petits groupes ont tour à tour analysé la qualité de l’eau de la rivière, calculé la profondeur du lit et la vitesse du courant. Sur les rives cet affluent du Main, ils ont également observé la biodiversité de la flore et l’écosystème d’un chêne centenaire. Voici le compte-rendu rédigé par deux groupes d’élèves.

  • Atelier chimie

Dans cet atelier, nous avons mesuré la qualité de l’eau. A l’aide de détecteur de produits chimiques, nous avons déterminé les quantités suivantes :

Nitrates : 10mg/L

D’après les critères de la potabilité, l’eau de la Nidda est considérée dans un état :  bon-Moyen, pour que l’eau soit bonne il faudrait environ dix fois moins de nitrates.

Phosphates : 0,5mg/L

D’après les critères de la potabilité, la concentration en phosphate est très élevée par rapport au maximum conseillé.

Acidité de l’eau :

Le pH de la Nidda est d’environ 7 ce qui indique une eau plutôt neutre, dans la normalité..

  • Atelier physique

Avec M. Blutel, nous avons mesuré la profondeur de l’eau. Pour effectuer cette mesure, nous sommes allés sur un pont, nous avons attaché un poids au bout d’une corde. Au départ, M. Blutel a fait descendre la corde, dès que le poids a touché l’eau nous avons fait un nœud sur la corde. Puis, notre groupe a fait descendre le poids jusqu’à ce qu’il touche le fond et nous avons refait un nœud. Pour obtenir la profondeur de l’eau, nous avons mesuré l’écart des deux nœuds et nous avons obtenu 2,37m. La Nidda a donc une profondeur de 2,37m.

Toujours avec M. Blutel sur le pont nous avons mesuré la vitesse en surface de l’eau. Nous avons attaché un anneau en liège (qui flotte) à une autre corde. Nous l’avons jeté dans l’eau et nous avons chronométré combien de temps l’anneau mettait pour resurgir de l’autre cote du pont. Il mettait 20,1 secondes. Le pont mesurait 3,5 mètres.

v= d/Dt = 3.5/20.1 = 0, 174m/s. La vitesse en surface de la Nidda est d’environ 0,174 m/s.

  • Atelier biodiversité

Avec Mme. Haessler, nous avons utilisé une clé de détermination des feuilles pour savoir quelle végétation se trouve autour de la Nidda.

La clé de détermination nous a permis de reconnaitre les arbres suivants : un frêne, un érable, un sorbier, un chêne et un saule.

  • Atelier écosystème

Nous avons étudié le côté sud et le côté nord d’un arbre.

Matériels : un luxmètre pour la luminosité, un thermomètre pour la température et un hydromètre pour l’humidité.

Nous avons mesuré les conditions de vie d’un arbre au bord de la Nidda.

Résultats :

Nord Sud
Luminosité Lux=4500 Lux=7760
Humidité 47% 46%
Température 19,3°C 19,6°C
Mousse